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L'analyse du regard d'un enfant permet-elle une détection précoce ?

Une nouvelle étude sur le repérage des troubles du neuro-développement est actuellement menée par l'Université et le CHRU de Tours (37). Elle semble prometteuse.

 

Alors que les visages jouent un rôle clé dans la communication en nous aidant à comprendre les émotions et intentions des autres, chez une personne autiste, la perception des visages fonctionnerait différemment. Elle regarderait moins les yeux, par exemple, alors que ceux-ci sont essentiels pour interpréter les émotions.

C'est ce sujet des  difficultés sociales en lien avec une perturbation du traitement des stimuli sociaux tels que les visages qui fait l'objet de cette étude appellée SIRCUS.  

Grâce à un outil standardisé d'oculo-pupillométrie, les chercheurs évaluent le traitement de l'information sociale chez les enfants à travers des changements de taille de la pupille.  Concrètement, les enfants sont installés face à un écran dans un abri sensoriel. Tandis que défilent sur l'écran des visages (stimulations sociales) ou des objets (stimulations non sociales), à l'extérieur de la tente, un scientifique analyse le regard grâce à un système d'eye-tracking, permettant de mesurer la position du regard en temps réel.

Vers un outil de dépistage précoce ?

L'équipe tourangelle réunie au centre de pédopsychiatrie du CHRU de Tours - spécialisé dans la clinique du TSA et des TND -,  et avec l'aide de l’UMR U1253 (iBrain) - spécialisé dans les mesures d’eye tracking chez les enfants avec TSA -,  espère développer un outil de dépistage, qui permettrait la prise en charge plus rapide des enfants autistes. 

Ce projet est soutenu par l'Agence Nationale de la Recherche et par le ministère de la Santé.

L'Autisme & Nous aura l'occasion d'en reparler.

 

 

 

 

 

 

Auteur

Stéphanie Guzman