Haltérophilie et musculation : la fédération s'engage pour l'accueil des personnes autistes en club
La Fédération française d'haltérophilie et de musculation appelle ses clubs à franchir le pas de l'inclusion. Elle met à leur disposition des outils concrets pour accueillir des pratiquants présentant un trouble du spectre de l'autisme.
Dans un communiqué publié le 11 mai 2026, la Fédération française d'haltérophilie et de musculation (FFHM) rappelle que ses disciplines présentent des atouts particulièrement adaptés aux personnes autistes : cadre structuré, exercices codifiés, progression mesurable, pratique hautement individualisable.
La fédération s'appuie sur l'exemple de Samuel Lebret, éducateur sportif et parent d'un enfant autiste, dont le club breton Energym Le Rheu a développé une pratique inclusive avec des résultats concrets, y compris pour des jeunes non verbaux. Son approche repose sur un principe simple : « Répéter, structurer, adapter, et surtout ne jamais considérer la différence comme un frein. Au contraire, elle devient un point d'appui pour construire une progression individualisée au sein du collectif. »
L'objectif, tel que la fédération le formule, va au-delà de la technique : « proposer un cadre dans lequel le pratiquant se sent en sécurité, à la fois sur le plan physique et relationnel. Un climat bienveillant, des réussites valorisées et un dialogue régulier, notamment avec la famille, permettent d'inscrire la pratique dans la durée. »
Pour accompagner les clubs, la FFHM propose deux programmes opérationnels : Haltérophilie – Musculation – Santé et Haltérophilie – Musculation – Handicap, conçus pour adapter la pratique sans la dénaturer.
À l'heure où l'inclusion sportive reste un chantier largement inachevé en France, cette initiative mérite d'être signalée et imitée.